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L'échelle Emotionnelle

Sortir du stress consiste le plus souvent à remplacer des émotions "négatives" par d'autres  plus porteuses d'espoir et de réussite. Aider la personne à identifier  les émotions ressenties par rapport à un objectif donné est donc une partie non négligeable du travail du kinésiologue .
Un des outils les plus précieux que nous possédions est le fameux "Baromètre du Comportement" du Trois Concepts en Un.
Néanmoins il existe d'autres outils intéressants comme par exemple cette échelle émotionnelle créée et expliquée par Claude Louis


L’ECHELLE EMOTIONNELLE


== succès final ==



Sérénité
Jubilation

 Enthousiasme 
Gaieté 
Contentement 

 Satisfaction

== Ambivalence ==


 Antagonisme

Colère 

Haine 
Ressentiment

Hostilité dissimulée
Anxiété 
Peur 
Chagrin 

Apathie


== Échec final ==


Nous allons partir du ton émotionnel du perdant (échec) et remonter vers le gagnant (succès).

Juste au-dessus de l’échec final se trouve un niveau d’apathie et d’absenced’espoir. À ce niveau, il n’y a pas encore d’échec total, mais on considère la chose comme inévitable. “ C’est impossible ”, “ Je ne peux rien y faire ”, “ Il faudrait des efforts énormes pour y arriver ! ”, “ Je m’en fiche ” sont quelques une des attitudes propres à ce niveau. Il n’y a aucune stratégie si ce n’est de ne rien faire, de se retirer de l’activité, de ne plus s’en occuper. En d’autres mots, la personne n’a pas encore annulé l’intention derrière l’activité, mais elle anticipe et souhaite un échec final qui mettrait un terme à l’intention et la délivrerait de la souffrance.
 
Un peu plus haut, l’individu a du chagrin ou de la peine à l’idée de l’échec imminent. L’intention est toujours là ; il y tient encore assez pour éprouver du chagrin ; il n’a pas encore complètement accepté l’échec ou la perte. Néanmoins, il est en passe de l’accepter. Les attitudes ici sont : “ Pauvre de moi ”, “ Je suis une victime ”, “ Je ne peux rien y faire ”, “ Je suis accablé ”, “ Je ne sais pas si je pourrai le supporter ”. La stratégie consiste à s’attirer la sympathie et la consolation des autres pour compenser la perte et, si possible, sur base de cette sympathie, les inciter à faire quelque chose à propos de la situation, même si on sent que l’on ne peut rien y faire soi-même. À ce niveau, il y a l’espoir qu’au moins quelqu’un d’autre puisse y faire quelque chose.
 
Un peu plus haut, on trouve divers degrés et diverses intensités de peur et d’anxiété. À ces niveaux, on n’en est pas encore à penser que l’intention est impossible à réaliser, mais on considère qu’il y a beaucoup de chances que ce soit le cas. Naturellement, on redoute l’issue. Le type d’attitude à ce niveau est : “ C’est une situation dangereuse ”, “ Il faut que je me sorte de là ”, “ Qu’est-ce que je vais faire (ou qu’est-ce qui va se passer) si j’échoue ? ” La stratégie consiste à essayer de fuir ou d’éviter les circonstances qui mènent à l’échec final, ou à fuir l’échec lui-même.
 
Jusqu’à ce niveau, l’individu essaie de retirer ou d’éviter la situation qui se présente à lui. Au-dessus par contre, il cesse de se détourner (de se retirer) de la situation et commence à aller à sa rencontre, à s’en approcher, quoique de façon destructive au début. Nous rencontrerons les différentes variantes de la haine, de la fureur ou de la colère. À ces niveaux-ci en général, on essaie de détruire par la force ces facteurs qui semblent conduire à l’échec.
 
À la partie inférieure de ce niveau, l’individu a encore trop d’anxiété pour avoir un comportement destructif déclaré. Ses agissements à l’égard de son environnement sont, jusqu’ici assez cachés.
À ce niveau d’hostilité dissimulée, il fait semblant d’être amical et constructif, mais agit secrètement pour opprimer, affaiblir et détruire les autres. Il craint d’être détruit par ceux qui l’entourent si on les laisse être puissants. Par conséquent, il s’efforce de saper leurs aptitudes par divers moyens subtils et dissimulés. Il fait des remarques finement mordantes et invalidantes. Le succès des autres l’irrite très fort et il va s’efforcer de le saboter. Il fait de son mieux pour empêcher les autres d’avoir des liens solides.
C’est le niveau des “ actions cachées ”, de l’intrigue, du cancan nuisible ; nous avons là, la quintessence de la personne “ mauvaise ”. Les individus qui sont chroniquement à ce niveau émotionnel ont tendance à être entourés de gens qui échouent, qui sont malades et malheureux. Ils préfèrent les gens faibles parce qu’ils se sentent plus en sécurité en leur compagnie, et ils vont quelques fois agir dans l’ombre pour diminuer la puissance des autres. L’attitude à ce niveau est : “ Il faut que j’en finisse avec ces sales gens, que Dieu me protège si quelqu’un découvre ce que je fais ! ” Il est donc assez dangereux de s’associer à des gens ouvertement hostiles. Cependant, ils ne sont pas fondamentalement mauvais ; ils manifestent simplement les signes de ce niveau émotionnel. Avec de l’aide, ils peuvent atteindre un niveau plus élevé de l’échelle émotionnelle.
 
Quand une personne ouvertement hostile s’élève sur l’échelle et devient plus courageuse, elle devient tout d’abord haineuse, puis elle éprouve du ressentiment, puis elle devient ouvertement hostile ou coléreuse. La stratégie à ce niveau devient celle de la destruction ouverte. Cette stratégie, tout comme les autres stratégies inhérentes aux émotions dont j’ai déjà parlé n’est pas ce qu’il y a de mieux, mais elle est souvent meilleure que la fuite ou l’action cachée. Les attitudes à ce niveau sont : “ Ils sont mauvais ”, “ Je dois les détruire ”, “ Il faut que je combatte cela jusqu’au bout ! ”.
 
Un peu plus haut, au niveau de l’antagonisme, on utilise la force pour repousser les barrières qui s’opposent à la réussite, plutôt que de les détruire. Cette poussée est une réaction à une poussée qui vient dans l’autre sens. À ce niveau, on rencontre les attitudes suivantes : “ Je ne vais pas les laisser s’en tirer comme ça ! ”, “  ‘œil pour oeil, dent pour dent ”, “ Rendez-leur la monnaie de la pièce ! ”. Le besoin de vengeance appartient à ce niveau. À ce stade, on sent qu’on est juste en dessous d’une probabilité de réussite finale 50/50.
 
Au-dessus de l’antagonisme se trouve le niveau de l’ambivalence dans lequel on n’est pas tout à fait sûr de vouloir faire le travail. Le succès est possible, mais cela semble exiger bien des efforts, et l’individu se demande si cela en vaut vraiment la peine. Les forces s’équilibrent. Il semble qu’il y ait autant de chances de réussir que de chances d’échouer. L’attitude ici est : “ Peut-être vais-je y arriver ; je ne suis pas sûr d’en avoir envie ”. Des actions sont entreprises, avec tiédeur, et l’on se laisse facilement distraire. C’est le niveau auquel on tend à être assez inactif, parce qu’on ne se sent ni excité à l’idée d’un succès à peine probable, ni motivé par une forte possibilité d’échec.
 
Viennent ensuite les niveaux de satisfaction et de contentement. Ici, on sent que “ tout va très bien ; c’est la routine ; on fait son boulot et l’on a des progrès lents et stables ”. Il n’y a pas de grande excitation à l’idée de la réussite, mais on se sent relativement confiant à ce sujet. La stratégie ici consiste à seulement continuer à faire ce qu’on faisait et à ne rien changer.
 
Plus haut, nous avons le niveau de la gaîté et de l’enthousiasme où l’on se sent excité et plein d’énergie à l’idée de réussir. On sent que tout va très bien et l’activité devient amusante.
 
Finalement, on peut ressentir jubilation et sérénité, habituellement au moment d’une réussite finale majeure. Le sentiment de jubilation et tout particulièrement la sérénité inclut une sensation de liberté et d’élargissement de la conscience.


Claude Louis  claude.lavoiedirecte@free.fr