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Lorsqu’on travaille sur un stress en kinésiologie on commence par remettre le stress dans son contexte . Pour retrouver les circonstances, les émotions qui ont accompagnées la fixation du stress il existe des tas de procédés d’efficacité diverse. Le but est de reconstituer la situation aussi bien que possible car meilleure est la reconstitution, plus efficace est la correction.
La difficulté est souvent de faire remonter à la conscience les informations nécessaires…. Plus le stress est profond et éloigné dans le temps, plus les mécanismes de défense du corps se sont efforcés de l’isoler ou de le transformer afin de permettre la survie et le bonheur de la personne.
On pourrait comparer le phénomène à ce travail que font les abeilles lorsqu’elles ont à se débarrasser d’un bourdon entré dans la ruche. Elles le tuent puis le recouvrent d’une épaisse couche de cire pour l’empêcher de polluer la ruche entière…. Mais lorsque le temps a passé, comment se souvenir de ce qui est vraiment caché dans la cire. C’est cette recherche qui a amené le scientifique qu’était Richard Utt à s’intéresser à l’hologramme.
A l’origine de l’hologramme il y a un physicien hongrois installé en Angleterre Dennis Gabor qui cherche à obtenir l’image parfaite.. Il découvre l’holographie en 1947, ce qui lui vaudra le prix Nobel de Physique
Son idée était que pour obtenir une image parfaite il faut utiliser la totalité des informations (amplitude et phase) alors que l’optique classique n’utilise que l’amplitude.
L’image parfaite : cette recherche, appliquée par Gabor à l’optique, est aussi celle du kinésiologue. Meilleure est l’image- nous l’avons dit plus haut- (plus elle est précise et comporte de détails) de la situation à surmonter, plus le travail sera précis et efficace.
On comprend donc pourquoi Richard Utt a pu s’intéresser à un domaine qui, au départ semblait très éloigné de la kinésiologie. Comment donc fonctionne l’holographie , et comment pouvons- nous l’utiliser pour, nous aussi, reconstituer l’image parfaite stockée dans les mémoires ?
L’ Holographie
Ce paragraphe ne comporte qu’une explication ultra- simplifiée du phénomène . Le but est seulement de vous donner une idée de la façon dont cela fonctionne et dont le principe a été appliqué au travail du cerveau.
L’holographie est une technique de photographie qui permet d’enregistrer l’image à trois dimensions en conservant les informations amplitude et phase.
Dans une photographie ordinaire, chaque point de la photo enregistre l’intensité (l’amplitude) du rayon lumineux qui éclaire ce point particulier. L’autre coordonnée, la phase n’est pas conservée.
Le processus holographique permet d’enregistrer aussi la phase.
Pour ce faire on envoie une lumière cohérente qui va être divisée par un diffracteur en deux faisceaux : un faisceau référence qui va impressionner directement la plaque photographique (grâce à un système de miroirs qui le dévie) un faisceau qui éclaire l’objet. La lumière qui éclaire l’objet- faisceau objet- est renvoyée par lui vers la plaque photographique
La superposition des faisceaux référence et objet produit une série de « franges d’intensité » qui peuvent être enregistrées sur une plaque photographique standard.. Lorsque la photo sera éclairée par un faisceau référence de substitution l’objet original est reconstruit et apparaît sous forme d’une image 3D
Pendant l’enregistrement de l’hologramme chaque point de la surface de l’hologramme est affecté par les ondes lumineuses reflétées par tous les points de la scène. De ce fait chaque portion de l’hologramme contient assez d’informations pour reconstruire la scène originale dans son ensemble comme si chaque point de l’hologramme était un œil capable - à partir de l’endroit où il est- d’enregistrer tout ce qu’il voit dans n’importe quelle direction.
L ’hologramme et le fonctionnement du cerveau
Le travail de Gabor intéressa entre autres le neurochirurgien Karl H. Pribram, pionnier du travail sur le cortex cérébral et David Joseph Bohm un physicien quantique particulièrement intéressé par la physique théorique, la philosophie et la neuropsychologie
Pour Bohm, l’univers comporte un ordre implicite qui fonctionne à la façon d’un hologramme : le fait que chaque partie de la plaque photographique contienne l’image entière est le germe d’une nouvelle notion de l’ordre . « Cet ordre, dit-il, ne peut pas se comprendre uniquement en termes d’un arrangement régulier d’objets (ex : rangées) ou comme un arrangement régulier d’évènements (ex : séries). Mais plutôt un ordre complet est contenu , d’une façon implicite, dans chaque région de l’espace et du temps… nous pourrions donc être conduits à explorer la notion selon laquelle dans un certain sens, chaque région contient une structure complète enroulée à l’intérieur »
Cela implique que chaque cellule de la personne contient la structure entière de cette personne.
Pribram et Bohm développèrent un modèle « holonomique » du cerveau
L’idée est que la mémoire/ l’information est stockée non pas dans les cellules mais dans des schémas d’ondes.
Pibram en vint à cette conclusion après avoir constaté que les réponses du cortex visuel correspondent aux fonctions holographiques décrites par Gabor et aussi que les lésions cérébrales ne détruisent pas la mémoire
Et d’après Bohm, la manifestation de la conscience est fondée essentiellement sur les mémoires , ce qui permet à ce contenu de revêtir une forme relativement stable. Pour lui ces mémoires constituent une base de caractéristiques constantes et séparables sur laquelle le flot continu des expériences crée des impressions fugitives qui s’ordonnent en fonction du contenu statique des mémoires.
La fonction cognitive serait guidée par une matrice de schémas neurologiques d’ondes en interférences . Chaque sens fonctionne comme une lentille qui refocalise les schémas d’ondes et distingue dedans, soit un schéma spécifique soit des parcelles ou des unités quantiques.
Mais, toujours selon Pribram, à l’intérieur de la matrice d’un système , les vagues d’ondes permettent la création de nouveaux schémas et le potentiel dynamique qui en résulte peut permettre la création de stratégies nouvelles et l’exercice du libre arbitre
« Si vous vous branchez sur votre mode potentiel, écrit-il, de nouvelles choses peuvent se produire. Mais d’habitude, le libre arbitre est conçu en termes de ‘combien de contraintes sont à l’œuvre’ et nous avons dans les statistiques une notion de ‘degrés de liberté’…plus nous avons de degrés de liberté, plus nous nous sentons libre, et nous avons la liberté de choix.»
Richard Utt et la Physiologie Appliquée
Richard Utt est un ingénieur, compétent en électricité et informatique. Il eut donc l’idée de voir comment on pouvait utiliser le modèle holonomique pour libérer la personne de ses stress et favoriser son mieux être.
Dans les travaux des scientifiques dont nous avons parlé plusieurs idées étaient particulièrement intéressantes pour notre profession :
- l’idée de « coordonnées » impliquée par la rencontre des faisceaux référence et objet qui permet une localisation et une reconstitution précise de l’objet du stress.
- l’idée que chaque cellule de la personne reflète la totalité de la personne ….si donc nous accédons à une partie de la personne quelle qu’elle soit nous intervenons sur son être entier et chaque situation est reliée à la totalité de l’être
- L’idée que le potentiel dynamique lié à ces vagues d’ondes permet des modifications à l’intérieur du système
- L’idée que lorsque nous sommes branchés sur notre potentiel, nous retrouvons la liberté de choisir
Richard Utt reprit donc le système faisceau référence, faisceau objet, mais sur le support de l’énergie des méridiens d’acupuncture .
***Deux méridiens en interaction déterminent l’emplacement du stress : un premier méridien , représente l'objet, un deuxième méridien sert de référence. Les coordonnées sont ainssi déterminées par les méridiens qui se sont influencés mutuellement sous l’influence du stresseur. Et le déséquilibre est donc ciblé avec une précision maximum.
Le faisceau référence de substitution (le méridien référence) permet de recréer la mémoire où est stockée l’information et de ramener à la surface l’image précise sur laquelle on veut travailler . Et cette image est le reflet de la personne dans tous ses aspects (structurel, biochimique, émotionnel/ mental) ce qui permet de nettoyer tous les déséquilibres associés au stress au plus profond de l’activité cellulaire…
***La « maladie » (dans tous les sens du terme) est considérée comme le stresseur qui signale que certaines lois physiques et métaphysiques ont été forcées et que l’on doit rectifier les choses pour assurer la continuation de la croissance. Le bien être physique, émotionnel , mental et spirituel est l’objectif. Le modèle du corps physique est utilisé pour nous donner des indices sur les trois secteurs qui sont tangibles mais invisibles.
Cette approche holographique (plus les nombreuses techniques utilisées par Richard pour en renforcer l’efficacité) font de la Physiologie Appliquée un système unique et incroyablement performant qui a servi de base au travail de nombreux créateurs en kinésiologie comme Charles Krebs, Hugo Tobar pour n’en citer que deux
Note : Vous pouvez trouver plus de détails sur Dennis Gabor , Karl Pribram et David Bohm et leurs travaux respectifs sur Wikipédia l’encyclopédie libre d’internet.
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