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Une Technique...
Une Rencontre
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« Bien avant le commencement des temps répertoriés , l’homme a cherché à découvrir sur son visage , ses traits, son expression et sa structure physique quelque reflet de sa nature intérieure propre » (Daniel Whiteside)
Les Origines
Depuis toujours l’homme a cherché à déduire le caractère d'une personne de son apparence physique. Pythagore avait créé la Physionomie Philosophique. Aristote développa la physionomie pratique dans son livre Physionomonica » Sa Physionomie devait perdurer jusqu’au XIXème siècle.
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En 1820, Le Dr. Franz Joseph Gall –créateur de la Phrénologie, voulait déterminer les dispositions intellectuelles et morales de l'homme en examinant la configuration de leur tête
A la même époque René Le Senne développait la Caractérologie qui définit résolument le caractère comme « l'ensemble des dispositions congénitales qui forme le squelette mental d'un homme
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Le juge Edward Vincent Jones de Los Angeles, Californie, en s’appuyant sur ces méthodes créa la Personology , fondée sur l’observation de 125 traits du visage. Il observait le visage pour déduire le comportement.
Pour lui, il y avait le bien et le mal, le vrai et le faux , ce qui était juste et ce qui ne l’était pas, ce qui convenait parfaitement à des gens qui sortaient de la grande dépression. Les gens adorent pouvoir dire : j’ai raison, tu as tort ! .....Il eut un tel succès qu’il abandonna son métier de juge pour se consacrer au développement et à l’enseignement des ses méthodes.
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C’est ainsi qu’un jour de 1938 il donna une conférence à laquelle assistaient Robert et Elisabeth Whiteside. Ils furent enthousiasmés et devinrent ce que leur fils appelle « true believers » (de vrais croyants, des disciples ). Ils emmenèrent leur fils Daniel, alors âgé de 8 ans assister à la conférence suivante. Dans la sagesse de ses 8 ans, le jeune Daniel estima que l’essentiel était correct mais les observations discutables et le dit à ses parents (qui ne le crurent pas Pourtant il n'avait sans doute pas tort:
Les estimations de Jones étaient souvent fondées sur son système de croyance et sur l’idée que l’on se faisait des qualités liées à un sexe donné d’après les théories de Freud :
- un homme au visage étroit (confiance en soi type A) était supposé avoir confiance en lui simplement parce que c’est une qualité attribuée au sexe masculin ! On lui attribuait donc d'office un visage large.
- Il y avait aussi beaucoup de jugement : Un front droit – penseur- s’entendait dire « il n’y a pas de place pour vous dans une profession »
La Personology eut un succès fou : le plus grand hôpital de Los Angeles demanda à un personologiste d’observer la corrélation entre les maladies graves et les traits. La prison fit de même pour relier la des crimes spécifiques à la structure de la personne
La seconde guerre mondiale détourna l’attention de la personology et lorsqu’elle prit fin les choses et les mentalités avaient change :
- La génétique débordait des théories de Mendel, on commençait à faire les recherches qui aboutirent à la découverte de l’ADN.
- On voulait comprendre « how you get screwy and how you get unscrewed » (comment vous devenez tordus et comment se redresser)
- La connaissance du cerveau fit un bond en avant prodigieux en raison du grand nombre de soldats blessés à la tête . C’était la grande époque des électrodes branchés sur les zones cérébrales afin de vérifier leur fonction.
Pendant ce temps Robert et Elisabeth Whiteside avaient décidé de consacrer leur vie à la personology et s’installèrent à San Francisco où ils devinrent très populaires.
L’adolescent Daniel aurait voulu que l’observation des traits soit plus précise et le système de croyance jugemental lui pesait., il défiait donc sans cesse ses parents pour les pousser à plus de rigueur.
Etude systématique : les traits fonctionnent-ils vraiment ?
En 1950 Robert Whiteside décida que la personology avait besoin d’une validation statistique parce qu’à l’époque la psychologie était validée statistiquement – l’échantillon utilisé pour ces statistiques étant d’ailleurs souvent très restreint (30 personnes ou parfois moins)- Il voulait que la personology ait l’approbation des communautés scientifiques.
Ill reprit donc ses études à l’Université of California Berkeley qui avait un important département statistique. Il y passa 3 ans , soutenu par sa femme Elisabeth et par Daniel qui l’aidaient à préparer ses présentations (bien que Daniel ait estimé que la statistique était une science terriblement ennuyeuse) et en sortit avec les honneurs et un diplôme de statisticien.
Il décida alors de mener une étude statistique destinée à prouver la validité du rapport trait/personnalité.
Robert voulait tester un échantillon vraiment aléatoire de la population et le chercha dans son centre: La seule chose qu’avaient les visiteurs en commun, c’était le désir d’en savoir plus sur eux même. Ils venaient de partout, même du Nord des Etats-Unis ou d’Europe.
Il décida qu’on proposerait à un visiteur sur dix seulement de participer et il réunit ainsi un échantillon de 1030 personnes, ce qui donne une idée du nombre de personnes qui venaient au centre.
Le test fut mené de la façon suivante
- Evaluation d’elle par la personne elle-même à travers un questionnaire
- Evaluation par une personne très proche d’elle et qui la connaissait vraiment bien ( mari, femme, enfant, associé)
- Evaluation par une personne qui la connaissait un peu seulement
- Evaluation par une personne qui ne la connaissait pas du tout
- Evaluation par le personnologiste lui-même
Les 125 traits étaient ainsi évalués 5 fois et pour que le trait soit validé les 5 questionnaires devaient dire la même chose. Sinon il serait abandonné ou réétudié
65 des traits ont été ainsi validés avec seulement 1% d'erreur
Mais Daniel fit remarquer à ses parents que l’étude ne validait quela structure et son fonctionnement, pas la connexion neurologique, physiologique, anatomique et psychologique. Etudier ces connexions supposait une nouvelle étude de 3 ans!
On était dans les années 1950, génétique, optique, neurologie avaient fait des progrès incroyables, on venait juste de découvrir l’ADN…. Daniel décida qu’il était temps de trouver un nom adapté à cet environnement et on adopta le terme
Structure/ Fonction.
Une séance de Personology
Le client était d’abord observé et mesuré sous toutes les coutures, de face de profil etc. Puis, le personologiste rassemblait toutes les informations et reportait les résultats sur une grille de base en 70 points (un par trait ) établie par Robert Whiteside,
On expliquait ensuite au client les résultats obtenus en commentant chacune des lignes de la grille. Celui-ci repartait avec une masse d’informations, mais ce qui gênait Daniel c’est qu’il n’y avait pas de ligne directrice. Et lorsque la personne était très bas ou très haut par rapport à un point de la grille on ne lui disait ni pourquoi, ni ce qu’elle pouvait faire avec.
Et Daniel pensait :
- Il doit y avoir un moyen de trouver ce que la personne a besoin de savoir à propos d’elle-même, ce qui l’aidera Mais quel outil permettra cela ?
La rencontre qui va tout changer
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Pendant le dernier stage de formation pour consultants que Daniel enseigna avec Elisabeth il se trouva un homme appelé Gordon Stokes.
Gordon et Daniel n’éprouvèrent pas au départ une grande sympathie l’un pour l’autre. Mais Gordon - et il était le seul dans ce cas- comprit d’emblée ce qui manquait à la Structure/ Fonction: A quoi sert une évaluation qui ne répond pas aux besoins de la personne . Les deux hommes surmontèrent donc rapidement leur première impression et il se créa une sorte de partenariat fondé sur la Structure/Fonction.
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Chacun avait sa propre brillante carrière. Daniel était conseiller en communication auprès de grosses entreprises ( les studios Walt Disney par exemple) , ce qui l’amena à s’installer à Los Angeles.
Mais il cherchait toujours comment trouver le besoin de la personne. Il eut l’idée d’un outil comportant des attitudes/émotions : Acceptation, Disposition ,Colère etc, ces émotions étant réparties autour du Choix qui serait au milieu. Cet outil devait permettre aux gens de savoir où ils en étaient (et c’est la première ébauche de notre Baromètre )
Pendant ce temps Gordon était devenu consultant en S/F et il développait une entreprise fondée sur l’utilisation de ses outils de communication. C’était concentré sur la vente et les séminaires de vente . Et bien sûr la Structure/Fonction est inestimable dans la mesure où elle permet de savoir comment aborder les acheteurs potentiels. Il acquit ainsi une énorme réputation comme conseiller.
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C’est alors qu’il s’intéressa à la Kinésiologie. John Thie lui avait demandé de promouvoir la vente du stage qu’il était en train de créer et qu’il comptait enseigner avec Marie Marx.
John n’avait pas envie d’enseigner et Marie Marx était malade…. Gordon se retrouva en train d’enseigner le tout nouveau Touch For Health. Il fut conquis .
Note: cette image extraite de mon vieux et très précieux manuel de TFH montre un tout jeune Gordon en train de faire une démonstration TFH.
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Le soir à la maison plein de ce qu’il avait fait et voulait expérimenter le test musculaire sur Daniel. Tout d’abord celui-ci se prêta au jeu. Mais le test était si fort qu’il se révolta : « si tu veux continuer à tester comme ça, cherche quelqu’un d’autre, je ne veux pas participer à un match de catch »
C’est ainsi qu’est né le test doux. Nous avions enfin trouvé l’outil qui permettait de déterminer les besoins de la personne et de donner des réponses précises à une question précise.
C’était le commencement du 3 en 1
Daniel Whiteside nous a raconté cette histoire lors de son récent passage à Montpellier et m’a permis d’en faire un article
Patricia Leclerc l’a enregistré et a mis généreusement cet enregistrement à ma disposition
Et j’ai fait de mon mieux pour la mise en forme
Denyse Saint Arroman
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